Switch : notre première prise en main de la console hybride de Nintendo

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    CRT Mascotte

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    Switch : notre première prise en main de la console hybride de Nintendo

    Message par CRT Mascotte le Dim 15 Jan - 17:01

    10h46


     
    La Switch, de Nintendo, à la fois console de salon, transportable et mobile. - 01net.com
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    Présentée plus en détails très tôt hier matin, la Switch est passée pendant quelques heures entre nos mains. Assez de temps pour juger de l’ergonomie de sa manette protéiforme et de ses graphismes, notamment. Plongée dans le monde des consoles hybrides.

    Encore sous le coup de la conférence, diffusée en ligne ce matin en direct depuis Tokyo, nous avons pu mettre la main sur la Switch lors d’une présentation très cadrée, organisée au Grand Palais, à Paris.
    Il n’y était pas question d’accéder à l’interface de la Switch, de jongler avec les cartouches de jeu ou même de passer librement d’un mode d’utilisation de la console à un autre. Pour avoir un aperçu de ce que nous réserve la console de Nintendo le 3 mars prochain, il nous a fallu aller de jeu en jeu, comme des âmes en peine. Dieu que nous avons souffert !

    De Splatoon à Zelda, en passant par ARMS1-2-SwitchMario Kart 8 Deluxe ou encore Spinnerclips, nous avons pu soumettre à une première épreuve les Joy-Cons utilisés seuls, à deux, avec un grip (pour les transformer en manette presque classique) ou accolés à la console, qui devient ainsi portable et indépendante d’un téléviseur.


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    Un défi ergonomique

    Multiplier les cas d’usage revient généralement à devoir jongler avec des prérequis différents, ce qui signifie -qu’en définitive- les choix réalisés sont le fruit de compromis. Or, là, Nintendo propose une manette 4-en-1. Autant dire que les Joy-Cons n’ont pas la vie facile, a priori, à devoir satisfaire ces différentes façons de les utiliser. Et c’est sans compter sur le fait que les petites manettes peuvent être utilisées tant à l’horizontale qu'à la verticale.
    Pourtant, malgré une symétrie un peu de guingois, avec un stick un peu plus à gauche sur le Joy-Con de droite, les deux petits modules de contrôle – qui font penser à ceux de la NES, se prennent bien en main – sauf peut-être à avoir des battoirs de géant ou à jouer très longtemps. Les doigts retrouvent facilement les boutons, le stick est confortable et précis. Quand on utilise le Joy-Con verticalement, le bouton de tranche et la gâchette se trouvent assez facilement, même si le premier aurait pu être plus saillant.

    Oh la vache !

    En définitive, après un peu moins de quatre heures passées en leur compagnie, tout se passe bien, on supporte la petitesse de la configuration solo et on ne sent pas désavantagé d’avoir le module gauche ou droit. Néanmoins, pour une question de tenue en main et de confort d’utilisation, il est recommandé de ne pas utiliser les Joy-Cons indépendamment sans fixer l’extension qui les relie à la dragonne (livrée avec la console).
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    Outre la question du confort, c’est aussi une question de sécurité, comme avec les Wiimote au début du triomphe de la Wii. Car, dans des jeux comme Quick Draw ou Samurai Training, vous allez vous retrouver à bouger vite. Un bon moyen de catapulter votre Joy-Con à l’autre bout de la pièce et d’enfin savoir si le vase de mémé est un vrai Ming.

    Dans ces jeux, comme dans tous ceux présents dans 1-2-Switch, les capteurs (gyroscope, caméra infra-rouge, etc.) sont soumis à rude épreuve et il est indéniable que Nintendo a fait des progrès depuis ses Wiimote. Au point qu’on peut même traire une vache virtuelle, dans Milk, mini-jeu improbable qu’on a peut-être rêvé tant il oscille entre loufoquerie et ridicule. Si, si. Vraiment.

    La précision du suivi des mouvements est, quoi qu’il en soit, assez incroyable, notamment quand on essaie de retrouver la combinaison d’un coffre dans le mini-jeu Safe Crack, en faisant tourner le Joy-Con et donc la roue numérotée le plus finement possible, jusqu’à ce qu’une vibration un peu plus forte nous indique qu’on a trouvé le bon numéro.

    Good vibrations

    C’est dans ce jeu également – et surtout dans Ball Count - qu’on prend conscience de la performance réalisée par Nintendo avec sa technologie de vibrations HD (HD Rumble). Dans ce mini-jeu, le Joy-Con représente une petite boîte dans laquelle sont enfermées des billes. C’est en l’agitant, l’inclinant et sentant les vibrations qui traduisent le déplacement des petites boules que vous devez estimer le bon nombre de billes virtuelles embarquées. Après un petit temps d’adaptation, on se rend compte de la finesse du rendu du moteur de vibrations de Nintendo.
    Mais le Rumble HD ne donne pas de sa personne uniquement dans ces mini-jeux. Dans Mario Kart 8 Deluxe, il sert notamment à rendre les différents types de terrain sur lesquels le joueur roule (asphalte, gravier, etc.). Cela contribue alors à l’immersion et au plaisir de jeu.
    Pour ceux qui s’inquiète sur la manière de recharger les Joy-Cons, sachez qu’ils sont donnés pour tenir 24h de jeu non-stop mais qu’il n’est pas possible de les recharger sans les brancher à la console ou au grip.
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    Le grip, parlons-en rapidement. Ce socle muni de deux poignées permet de transformer les Joy-Cons. Une fois encore le confort d’utilisation est bon, même si l’ensemble nous a paru peut-être un peu étroit. Sans doute une question d’habitude. On aurait malgré tout tendance à lui préférer le Gamepad Pro. A ce sujet, aucun employé de Nintendo n'a su nous dire si la manette Pro de la Wii U sera compatible ou non avec la Switch.

    Et les graphismes dans tout ça ?

    Quand on enfiche les Joy-Cons sur les côtés de la console, l'ensemble se révèle confortable à utiliser et, surtout, bien équilibré. Il nous a toutefois paru que cette console portable était un peu lourde, une impression peut-être faussée par les plaques métalliques antivol qui étaient fixées à l’arrière de la Switch.
    Cette utilisation permet-elle de se concentrer sur la qualité de l’écran ? La taille (6,2 pouces) est plaisante et suffisante d’ailleurs pour jouer à deux devant, en mode Battle, dans Mario Kart 8 Deluxe, par exemple. La qualité d’affichage semble bonne également. Le passage du 1080p (1920 par 1080 pixels) sur un téléviseur à du 720p (1280 par 720 pixels) sur l’écran de la console ne trahit ni ralentissement ni choc visuel.
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    Jouer au prochain Zelda sur une console portable de cette taille est même un grand moment, quand on y pense. On est si loin des graphismes de la 3DS ! D’autant que la promesse est tenue. Le passage d'un mode à l'autre se fait sans heurt et la jouabilité reste inchangée d'un mode à l'autre.
    Précisons simplement que pour s’assurer qu’on ne meurt pas bêtement quand on décide de jouer en mode mobile, il faut presser une combinaison de touches pour pouvoir reprendre le jeu.
    De son côté, Splatoon 2 offre le même constat. Il est beau, fluide et nerveux aussi bien sur grand écran que sur l’écran portable.

    Tout n'est évidemment pas parfait. A l’heure desiPad Retina et tablettes Quad HD, on grimace un peu à l’idée de n’avoir que du 720p. Toutefois, on savait que Nintendo ne comptait pas miser sur une fiche technique de rêve pour épater les joueurs, mais s'appliquerait plutôt à proposer une nouvelle approche des consoles. En ce sens, il nous semble que le pari est réussi.

    La question de la puissance, du catalogue et de l’avenir

    Cependant, cette faiblesse technologique risque de poser un problème. Pour donner envie aux joueurs de sauter le pas, il va falloir que Nintendo aligne urgemment une quantité suffisante de bons jeux dans lesquels les fans se retrouveront. Si les titres présentés étaient tous très agréables à découvrir ou redécouvrir, il n’en reste pas moins que pour l’instant l’offre est un peu légère.
    Imaginons quelques secondes le scénario du pire. Que se passerait-il si la puissance assez faible de la console de Nintendo l’empêchait de bénéficier des déclinaisons des jeux présentés sur la PS4 ou la Xbox One ? Qu'arriverait-il si les développeurs n’y trouvaient pas leur intérêt ? La Switch se retrouverait alors dans la situation de la Wii ou la Wii U. La première avait réussi à attirer les développeurs, pas forcément pour son bien et le nôtre. La seconde a été un échec et rapidement désertée.
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    Sans de nombreux bons jeux d'éditeurs tiers, la Switch deviendra de facto la console qu’on achète en plus des autres pour les jeux Nintendo… Big N joue gros.
    On ne peut pas dire de quoi l’avenir sera fait, mais cette Switch débute avec un line-up de hits en puissance réduit et signé exclusivement Nintendo. Malgré notre enthousiasme pour cette jeune console, on a comme un doute. Surtout quand la question du prix entre dans l’équation : environ 350 euros sans jeu ? Pourtant, Nintendo a l’air d’avoir confiance. Séduit, on aimerait vraiment en dire autant…[/size]

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